Guerre contre la Ligue

Avec cet état de fait la Ligue ultra-catholique dirigée par les Guise entre en rébellion et signe un traité avec l'Espagne (1585).

Le cardinal de Bourbon est déclaré héritier du trône ; Henri III se voit obligé de céder et déclare prendre la tête de la Ligue. Dans la foulée il envoie l'armée royale combattre le Béarnais.

La bataille a lieu à Coutras (1587), en Aquitaine, où Henri de Navarre remporte une victoire éclatante mais en s'efforçant de ne pas offenser les Catholiques en traitant les vaincus avec respect et, pour ménager le Roi, ne "pousse" pas son avantage.

 

Victoire de Coutras

Henri III, affaibli par cette défaite, se voit bientôt obligé de quitter Paris en rébellion et se réfugie à Blois.

Assassinats

Le Roi convoque les Etats généraux en décembre 1588. La pression des Guise se faisant de plus en plus forte, Henri III qui, à juste titre craint pour sa vie, les fait assassiner (23-24 décembre).

Paris se soulève, le roi est déclaré excommunié et déchu. Une partie des provinces du Nord se rallie à la Ligue.

Devant l'urgence le Roi doit se réfugier à Tours. De là il ne peut que faire appel à Henri de Navarre qui, voyant la "tournure" des événements a déjà amorcé, avec ses partisans, sa remontée vers la Loire.

Le 30 avril 1589 les deux Rois se retrouvent à Plessis-les-Tours et vont investir Paris où les extrémistes fanatisent la population contre les deux Henri.

Fin juillet 1589 ils sont à Saint-Cloud et doivent lancer l'assaut sur Paris le 2 ou 3 août.

Le 1er, un moine prétextant des révélations importantes à faire à Henri III, le blesse mortellement. Avant de mourir le Roi fait reconnaître à son entourage Henri de Navarre comme son successeur en le conjurant de se convertir.

Le Roi ...

à la conquête de son Royaume

La situation du nouveau Roi est incertaine car une partie des Catholiques qui ont prêté serment à Henri III attendent sa conversion. Les Protestants sont fâchés par la déclaration de 4 août où Henri a promis de maintenir le Royaume dans la foi catholique. Ses armées se réduisent de moitié car une partie des chefs qui les ont rassemblées font défection. De nombreuses villes et provinces refusent de reconnaître le nouveau Roi qui va donc devoir "conquérir son Royaume".

En 1590, bien qu'ayant moins de soldats, il remporte en Normandie la bataille d'Arques (21 septembre) sur le duc de Mayenne, frère des Guise, qui s'était proclamé Lieutenant général du Royaume.

En Octobre il est devant Paris mais l'armée de Mayenne l'a rejoint et Henri doit lever le siège.

Diverses batailles victorieuses mais non décisives sont livrées en Normandie, en Touraine,... jusqu'à la victoire d'Ivry, près de Dreux en Ile de France (mars 1590) où la charge royale ("ralliez-vous à mon panache blanc" - aurait dit le Roi ? -) décide du sort de la bataille.

Henri pourrait alors foncer sur Paris où le moral est au plus bas mais il préfère camper près de Mantes ne voulant pas pénétrer dans SA capitale dans le sang.

En 1591 et 1592 la situation militaire est stable mais la politique progresse, doucement, car les Huguenots sont déçus des propos du Roi et les Catholiques peu enclins à croires des promesses jusque là non concrétisées.

Le Cardinal de Bourbon "pseudo Roi" désigné par la Ligue est mort en 1590. En 1593 les ligueurs se réunissent pour désigner un nouveau Roi mais l'appel à une princesse du sang des Valois, mais espagnole, qui pourrait épouser un Guise, fait frémir les partisans des "lois fondamentales du Royaume" et l'annonce, en mai, qu'Henri commencera très prochainement son instruction dans la religion catholique avec des théologiens va retourner la situation. Tout est maintenant possible.

Bataille d'Ivry

Devant Paris